Les jours pairs sont les jours dont la date est un nombre pair : le 2, le 4, le 6, et ainsi de suite jusqu’au 30. Le nom du jour (lundi, mardi) et le numéro de la semaine n’entrent pas en compte, seul le chiffre de la date compte. La règle sert dans les arrêtés d’arrosage, le stationnement alterné et certains jugements de garde.
Qu’est-ce qu’un jour pair ?
Un jour pair est un jour du mois dont le numéro se divise exactement par deux. Le 12 est pair, le 13 est impair. Un jour de la semaine n’a donc aucune parité : un lundi tombe tantôt un jour pair, tantôt un jour impair, selon le mois.
Pour savoir si une date est paire, regardez son dernier chiffre. Un nombre est pair s’il se termine par 0, 2, 4, 6 ou 8, et impair s’il se termine par 1, 3, 5, 7 ou 9. Le 10, le 20 et le 30 sont donc des jours pairs, tandis que le 15 est impair.
Quels sont les jours pairs et impairs du mois ?
Les dates paires vont de 2 en 2, les dates impaires aussi. Le tableau ci-dessous les classe pour un mois de 31 jours.
| Type | Dates |
|---|---|
| Jours pairs | 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20, 22, 24, 26, 28, 30 |
| Jours impairs | 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17, 19, 21, 23, 25, 27, 29, 31 |
Un mois de 31 jours compte 15 jours pairs et 16 jours impairs. Un mois de 30 jours en compte 15 de chaque. Février n’en compte que 14 de chaque en année ordinaire, et 14 pairs pour 15 impairs lors d’une année bissextile, puisque le 29 février est impair.
Ces dates ne sont pas les seules à structurer un mois : le calendrier des jours fériés et des ponts change aussi la façon de s’organiser, mais il suit une logique distincte de la parité.

Le piège du 31 et du 1er
Une alternance stricte entre jours pairs et impairs se brise en fin de mois. Après le 31, impair, vient le 1er du mois suivant, impair lui aussi. Deux jours impairs se suivent donc, et le côté ou le droit prévu pour les jours impairs dure deux jours de rang.
Le même décalage apparaît en février bissextile : le 29 février et le 1er mars sont tous deux impairs. Quand une règle prévoit une alternance, l’arrêté précise en général comment il traite ce raccord. C’est le texte qui fait foi, pas le calcul.
Lire une règle date par date demande la même rigueur que consulter des horaires présentés jour par jour : on vérifie la ligne du jour concerné, sans extrapoler depuis la veille.
Arrosage et restrictions d’eau : la parité de l’adresse et de la date
En période de sécheresse, un arrêté préfectoral peut limiter l’arrosage des jardins. Certains textes le réservent aux jours pairs pour les adresses au numéro pair, et aux jours impairs pour les adresses au numéro impair. Chaque foyer a ainsi un jour sur deux pour arroser, et la consommation se répartit dans le temps.
La règle varie d’un département à l’autre et selon le niveau de restriction en vigueur. Seul l’arrêté en cours dans votre commune s’applique : il peut interdire l’arrosage à certaines heures, ou totalement. La plateforme VigiEau permet de consulter les restrictions applicables à une adresse.
Stationnement et circulation alternés
Le stationnement unilatéral alterné semi-mensuel fait varier le côté de la rue où l’on peut se garer. Le côté autorisé change en cours de mois, à une date et à une heure fixées par l’arrêté municipal, ce qui oblige à déplacer son véhicule au moment de la bascule. Les panneaux de la rue indiquent les périodes concernées.

La circulation alternée, mise en place lors des pics de pollution, repose elle aussi sur la parité. Elle s’appuie sur le dernier chiffre de la plaque d’immatriculation : les véhicules à numéro pair circulent un jour, ceux à numéro impair le lendemain. Les catégories de véhicules exemptées sont fixées par la préfecture au moment de la mesure.
Jours pairs, semaines paires : la question des jugements de garde
Un jugement de droit de visite peut parler de « samedis pairs ». L’expression désigne a priori les samedis dont la date est paire, mais certains textes visent plutôt les week-ends des semaines paires, c’est-à-dire des semaines dont le numéro est pair. Les deux lectures donnent des calendriers différents.
Le numéro de semaine suit la norme ISO 8601 : la semaine 1 est celle qui contient le premier jeudi de janvier. Pour comprendre le fonctionnement des week-ends de garde en semaine paire, il faut donc se référer au numéro de semaine et non à la date du jour.
En cas de doute sur la formulation d’un jugement, demandez à l’avocat ou au greffe du tribunal de préciser la lecture retenue, puis notez-la avec l’autre parent. Une formulation ambiguë se règle mieux avant le premier week-end que pendant.

