Une enclave sauvage a su résister là où le béton règne en maître. Le bois de Charonne, tapi au cœur de Paris, offre un souffle inattendu à ceux qui cherchent un coin d’ombre et de chlorophylle. Ici, loin du vacarme, des botanistes s’activent, carnet et loupe en main, scrutant chaque brin, chaque feuille. Derrière la tranquillité apparente, c’est tout un monde végétal qui s’anime : chênes vénérables, espèces discrètes, raretés précieuses. Le décor se révèle, à qui sait regarder, comme une mosaïque de découvertes.
Au fil des saisons, ces observateurs des sous-bois collectent, notent, classent. Leur mission ne se limite pas à la contemplation : leur travail nourrit la connaissance et protège un patrimoine qui, sans eux, s’effacerait peu à peu. Sur ce terrain, la frontière entre science et émerveillement s’efface. Le bois de Charonne se transforme en atelier à ciel ouvert, où chaque pas dévoile un pan d’histoire naturelle.
Un espace naturel préservé en plein cœur de Paris
Le bois de Charonne se déploie à la frontière de la Petite Ceinture : véritable percée végétale dans les rues du XXe arrondissement. L’inauguration portée par Anne Hidalgo marque une volonté forte d’offrir enfin un espace où le vert prend le dessus sur l’asphalte, où la population peut renouer avec la nature sans quitter la ville.
Les 3,5 hectares du site font bien plus qu’aligner les arbres. Ici, plus de 7 500 spécimens poussent, offrent abri à la faune et esquissent l’espoir d’une capitale plus perméable à la biodiversité. Après la transformation de Catalogne, cet îlot inspire déjà d’autres quartiers, à l’image de la place du Colonel-Fabien ou du parvis de l’Hôtel de Ville, qui entament aussi leur mue végétale.
Un engagement municipal fort
La création du bois de Charonne s’inscrit dans une ligne politique assumée : réintroduire la nature pour les Parisiens. Anne Hidalgo le revendique, ce bois figure parmi les pièces maîtresses du Plan Arbre, programmé pour démultiplier la canopée urbaine et sauvegarder la vie biologique en ville.
Quelques données donnent la mesure de cette orientation :
- Superficie : 3,5 hectares dédiés à la respiration urbaine
- Un boisement conséquent de 7 500 arbres
- Projet inauguré par Anne Hidalgo
- Situation privilégiée, proche de la Petite Ceinture
L’appui de l’État, du Fonds vert et de la Métropole du Grand Paris assure au projet une assise solide. Résultat ? Un espace qui conjugue aire de détente et réserve vivante, tout en occupant une place nouvelle dans l’imaginaire parisien.
Chacun trouve là le prétexte idéal pour ralentir et observer, que l’on s’intéresse de près à la botanique ou que l’on cherche simplement à respirer, loin des klaxons.
La richesse botanique du bois de Charonne
Le bois de Charonne n’est pas un simple écrin de verdure. Ses 3,5 hectares dessinent un paysage varié où une profusion d’espèces s’entremêlent. Sur les allées, 7 500 arbres, du chêne au tilleul, de l’érable au frêne, forment un véritable patchwork vivant. À chaque détour, l’observateur attentif découvre les témoins de cette diversité végétale, signes d’un patrimoine qui grandit à vue d’œil.
Une biodiversité remarquable
Plus qu’un site de balade, le bois devient un véritable terrain d’étude. Les arbres, soigneusement choisis pour affronter le climat parisien, dynamisent une biodiversité en pleine effervescence. Botanistes et curieux observent ici le dialogue permanent entre espèces, le fragile équilibre d’un tout cohérent.
Un écosystème en évolution
Pour Étienne, passionné de botanique, arpenter le bois évoque un sentiment rare à Paris : « C’est plus sauvage que le Bois de Vincennes. » Cette impression ne trompe pas. Entre les sentiers sinueux et les clairières, la nature reprend du terrain. La gestion choisie laisse la flore évoluer, soutient le développement spontané, parie sur la liberté du vivant pour renforcer la résilience du site.
Pour mieux comprendre l’étendue de cette richesse, voici quelques repères bien concrets :
- 7 500 arbres, issus de nombreuses essences
- Superficie de 3,5 hectares totalement tournée vers la biodiversité
- Respect strict du rythme naturel dans l’entretien et l’évolution du boisement
En somme, le bois de Charonne redonne à la capitale le goût simple de la découverte végétale. Ici, le dépaysement s’offre à deux pas du métro, à tous ceux qui veulent voir Paris autrement.
Les initiatives écologiques et les projets futurs
Par le bois de Charonne, la municipalité impulse une dynamique ambitieuse en faveur du végétal urbain. Cette opération, reflet du Plan Arbre, s’impose tout près de la Petite Ceinture et s’appuie sur des leviers publics puissants : l’État, le Fonds vert, la Métropole du Grand Paris.
Christophe Najdovski, chargé de la végétalisation de l’espace public, ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « L’investissement pour la Ville de Paris s’élève à 15 millions d’euros. » Cette somme illustre la volonté de faire de ces îlots verts des lieux pérennes, outils de résistance face au changement climatique et refuges pour la diversité du vivant.
Les lignes directrices du projet sont faciles à repérer :
- Appui de l’État sur la durabilité
- Mobilisation du Fonds vert et de la Métropole du Grand Paris
- 15 millions d’euros investis pour transformer la ville
Projets futurs et Jeux Olympiques 2024
Le bois de Charonne annonce d’autres transformations urbaines majeures. Après la requalification de Catalogne, de nouveaux sites sont sur la liste : la place du Colonel-Fabien, le parvis de l’Hôtel de Ville. L’ensemble s’inscrit dans la préparation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, avec ce fil rouge : offrir à tous des refuges de fraîcheur, de respiration et de vie sauvage au cœur de la capitale.
Pour résumer d’un trait juste, Catherine de Pontevès parle d’« un ballon d’oxygène dont le XXe arrondissement avait bien besoin ». Ce quartier, désormais traversé par ces nouveaux boisements, change de visage. Paris y trouve des escales où il fait bon flâner, s’arrêter, ralentir. Qui imaginait, il y a quelques années, que l’on s’accorde aujourd’hui ce luxe rare : pouvoir se perdre dans les arbres sans quitter la ville ?


