Que risquez-vous en cas de mauvais stationnement ?

1589
Partager :

Lorsque le législateur impose certaines pièces aux usagers de véhicules, en matière de conduite, ce n’est pas ex nihilo. Chacun des documents demandés officiellement a son importance et permet même de prévenir des irrégularités qui peuvent nuire aux autres usagers de la route. Le permis de conduire par exemple est un document qui est exigé afin d’être sûr que le conducteur d’un véhicule est à même de bien conduire et dispose d’une maîtrise parfaite des règles de la route. Ceci permettra d’éviter certaines infractions à risque, à l’exemple du mauvais stationnement. Il convient donc de se demander, ce que c’est que le mauvais stationnement et ce que l’on risque d’encourir lorsqu’on en est coupable.

Qu’est-ce que le mauvais stationnement ?

On qualifie un stationnement de mauvais lorsqu’il bloque la circulation lors du passage d’un piéton, d’une voiture ou même d’un vélo. Cela dit, il est fréquent d’observer des cas de mauvais stationnements devant les parkings, les garages, sur le trottoir ou même sur la voie publique. On en observe également sur la voie des bus ou des vélos.

A voir aussi : 6 raisons de proposer du bon café au bureau

De ce fait, les risques que vous courrez lorsque vous êtes coupable de mauvais stationnement sont divers et varient le plus souvent en fonction du lieu où vous êtes mal stationné. On distingue plusieurs types de mauvais stationnements : le stationnement gênant, celui très gênant, le stationnement dangereux et le stationnement abusif. Pour éviter le mauvais stationnement, garez votre voiture dans un bon parking ici.

Quels sont les risques en cas de mauvais stationnement ?

Les risques que l’on encourt en faisant un mauvais stationnement varient d’un type de stationnement à un autre. Ainsi, en cas de stationnement gênant par exemple, vous pouvez être puni d’une amende des contraventions de la deuxième classe dans l’article R. 417, du Code de la route. Il faut noter par ailleurs qu’on parle de stationnement gênant lorsque vous êtes un conducteur et que vous stationnez au niveau d’un trottoir. Entre autres, un stationnement sur un pont ou encore dans un tunnel peut également être qualifié de gênant.

A lire en complément : Airsoft : comment vérifier le joint hop up de sa réplique et quel degré choisir en cas de remplacement ?

Ensuite, lorsque vous êtes bien portant et stationnez sur un espace réservé aux handicapés ou sur les passages qui sont réservés à la traversée des piétons, ou encore près des signaux lumineux de circulation, vous risquez une amende liée à un stationnement très gênant. Cette amende est prévue pour les contraventions de 4e classe selon l’article R. 417-11, du Code de la route. Ce même code définit plusieurs autres cas, à partir desquels on peut qualifier un stationnement de très gênant. Il faut le rappeler, selon la durée du stationnement, vous pourrez passer de stationnement gênant à un stationnement abusif.

Enfin, il y a les stationnements qui sont considérés comme dangereux, lorsque par exemple, l’usager de la route stationne son véhicule de sorte que cela puisse constituer un danger pour les autres usagers. Il risque ainsi une amende pour les contraventions de 4e classe, et peut se voir retirer 3 points sur le permis de conduire. Puis, selon la gravité du stationnement, le conducteur du véhicule peut encourir jusqu’à 3 ans de suspension de son permis de conduire, quand bien même cette suspension ne concerne pas la conduite lorsqu’il s’agit d’une activité professionnelle.

Quelles sont les sanctions encourues en cas de mauvais stationnement ?

Les sanctions encourues en cas de mauvais stationnement varient en fonction de la nature du stationnement. La sanction principale est l’infraction à la réglementation routière, qui peut être punie d’une amende. En fonction de la gravité de l’infraction, le montant de l’amende peut varier. Pour un stationnement gênant ou très gênant, vous risquez une amende allant jusqu’à 150 euros et pour un stationnement dangereux, vous pouvez écoper d’une amende pouvant atteindre les 750 euros.

Il faut savoir que si vous ne payez pas votre ticket de parking dans une zone où il y a des horodateurs ou encore un parc-mètre, cela constitue aussi un mauvais stationnement. Vous pouvez alors recevoir une contravention dont le montant s’élève à environ 17 €, voire plus en fonction des villes.

En cas de récidive sur une même infraction commise dans les trois ans suivants la première verbalisation (par exemple : se garer sans respecter les règles du Code de la route), le contrevenant s’expose à des amendes plus sévères ainsi qu’à des poursuites en justice. Vous devez connaître les règles de stationnement et leurs conséquences légales.

Vous devez rappeler que tout comportement dangereux sur la route peut avoir des conséquences graves, y compris pour les autres usagers de la route. Avant de stationner votre véhicule, si vous avez un doute ou si vous avez besoin d’une information supplémentaire, n’hésitez pas à contacter le service concerné ou un professionnel du droit routier.

Comment éviter les problèmes liés au mauvais stationnement ?

Le respect des règles de stationnement est crucial pour éviter les problèmes liés aux mauvais stationnements. En suivant quelques conseils simples, vous pouvez éviter ces soucis et ainsi circuler plus sereinement.

Premièrement, pensez à bien comprendre la signalisation en vigueur concernant le stationnement dans votre ville ou votre quartier. Prenez le temps d’observer les panneaux afin d’éviter toute erreur qui pourrait être fatale à votre budget. Par exemple, si un panneau indique une interdiction de se garer sur une certaine période, veillez à ne pas vous y garer pendant cette période.

Essayez au maximum d’utiliser des parkings réservés aux véhicules comme les parcmètres ou encore les parkings publics souterrains. Cela permet non seulement d’éviter tout problème avec la police municipale, mais aussi de protéger votre voiture contre toute tentative de vol ou vandalisme.

Il peut aussi être judicieux d’anticiper vos déplacements et donc d’anticiper où vous allez garer votre véhicule avant même que celui-ci soit immobilisé, car certains endroits peuvent rapidement devenir saturés en termes d’espace de stationnement.

Sachez rester vigilants et ne prenez pas trop facilement l’habitude du ‘je me gare n’importe où’, surtout lorsqu’il s’agit des emplacements réservés pour personnes à mobilité réduite. Les places réservées aux PMR sont très précieuses pour ces derniers. Une occupation abusive de ces espaces peut avoir des conséquences graves et peut notamment empêcher certains déplacements personnels.

En respectant les règles de stationnement et en étant vigilant sur la route, vous pouvez éviter toutes sortes d’amendes ou contraventions liées au mauvais stationnement. Pensez toujours qu’il est préférable de choisir un endroit adéquat pour garer sa voiture plutôt que d’opter pour une solution rapide qui pourrait engendrer des problèmes ultérieurs.

Partager :